Lecture #2 T’en souviens-tu mon Anaïs ? et autres nouvelles de Michel Bussi

Pour ceux qui me suivaient déjà sur mon ancien blog, vous n’êtes pas sans savoir que Michel Bussi est mon auteur préféré en matière de thriller. Aussi aujourd’hui, je suis ravie de vous proposer une chronique dédiée à son nouveau livre T’en souviens-tu mon Anaïs ? et autres nouvelles, un recueil de nouvelles dans lequel l’auteur nous offre quatre nouvelles, deux précédemment publiées et que peu de personnes doivent avoir lues et deux inédites. Eh oui, Michel Bussi aura beaucoup gâté ses lecteurs ces derniers mois puisqu’est déjà paru au mois d’octobre On la trouvait plutôt jolie.

T’en souviens-tu mon Anaïs ?

T’en souviens-tu mon Anaïs ? est à la fois le titre du recueil et de la première des quatre nouvelles qu’il compte.

Dans cette nouvelle comme dans trois des quatre nouvelles que compte ce recueil, l’auteur nous emmène au Pays de Caux, cher à son cœur. Lassée de la vie parisienne, Ariane vient de tout plaquer et de s’installer avec sa fille Anaïs âgée de 3 ans dans une petite maison de Veules-les-Roses située sur la côté d’Albâtre. Ariane compte ouvrir une petite boutique dans laquelle elle vendrait aux touristes, nombreux pendant la période estivale, les œuvres qu’elle réalise dans son atelier. Mais la maison dans laquelle Ariane et sa fille ont posé leurs valises n’est pas n’importe quelle maison puisqu’il s’agit d’une maison dans laquelle Anaïs Aubert, célèbre actrice française membre de la Comédie-Française a vécu dans le courant du XIXème siècle après avoir fui Paris de manière inexplicable. La comédienne aurait dissimulé dans la demeure dans la demeure un lourd secret qui, un siècle plus tard fascine touristes et habitants. Ariane commence rapidement à se sentir épiée et éprouve de plus en plus un malaise dans ce village dans lequel elle venait avec sa fille chercher la sérénité et la quiétude.

C’est certainement la nouvelle la plus mystérieuse des quatre. L’aspect historique m’a beaucoup plu, l’intrigue en est renforcée et est évidemment plus authentique. Dans cette nouvelle, l’auteur nous embarque dans les petites ruelles pleines de charme de Veules-les-Roses et avec cette faculté qu’il a à décrire les lieux qu’il choisit pour ses livres, j’avais réellement l’impression d’y être, l’ombre d’Anaïs Aubert planant au dessus de moi. Quel est le secret d’Anaïs Aubert ? L’arrivée d’Ariane et de sa fille met-il en danger ce secret jamais révélé depuis plus de cent ans au point de vouloir l’effrayer ?

L’armoire Normande

Un couple de parisiens bourgeois d’âge mûr s’octroie un petit week-end dans la campagne normande avec pour idée de raviver la flamme, les années ayant un peu étiolé les sentiments et le désir. Sur place, le couple devra faire face à quelques désagréments dont notamment une odeur nauséabonde émanant d’une grande armoire normande du plus bel effet qui trône dans leur chambre à coucher. Que s’y cache-t-il ? Le cadavre de l’épouse du propriétaire qu’ils n’ont bizarrement pas vue depuis leur arrivée sur les lieux ? Pour le savoir, il vous faudra vous plonger dans cette nouvelle savoureuse avec un couple qui décide de jouer les apprentis enquêteurs à ses risques et périls.

Vie de grenier

Dans cette troisième et avant-dernière nouvelle, nous suivons Gabriel, retraité de la SNCF qui s’est mis à l’écriture et a rencontré un certain succès avec la parution d’un livre dédié à des meurtres et faits-divers inexpliqués. Fort du succès rencontré par ce premier ouvrage, Gabriel est en pleine préparation du tome II mais il se doit de le terminer dans le temps imparti par son éditeur et il y consacre donc beaucoup de temps, trop de temps au goût de son épouse Muguette. Par un dimanche ensoleillé, Muguette décide de traîner son mari à une foire-à-tout, plus communément appelée vide-grenier une fois les frontières normandes franchies.Seulement voilà, sur place, Gabriel croit être victime d’hallucinations lorsqu’il voit sur l’étal d’un stand des objets ayant appartenu à ses enfants. Il se met alors en quête de comprendre pourquoi ces objets qui lui sont familiers se sont retrouvés en vente dans cette foire-à-tout.

Parmi les quatre nouvelles du recueil, cette nouvelle est celle que j’ai le moins aimée. Moins aimée mais largement appréciée quand même. Je le redis pour la énième fois mais Michel Bussi est incontestablement mon auteur préféré en matière de thrillers et il n’est jamais arrivé jusqu’à présent que je n’aime pas l’un de ses ouvrages, certains se démarquent mais ils m’ont tous plu. J’ai simplement trouvé que cette nouvelle bien qu’originale, était moins haletante, moins percutante.

Une fugue au paradis

Dans cette dernière nouvelle Une fugue au paradis, l’auteur nous emmène sur l’île de la Réunion sur laquelle il nous avait déjà emmené dans son roman Ne lâche pas ma main. Les faits dont nous allons êtres spectateurs se déroulent plus précisément sur le sable fin de la plage de l’Ermitage à Saint-Gilles-les-Bains. A minuit passée de sept heures, le corps d’un jeune homme est découvert sur la page. Il a été assassiné.

L’auteur a choisi pour cette nouvelle de nous raconter l’histoire sur un mode alternatif. Nous découvrirons ainsi alternativement les événements qui se sont déroulés avant minuit, heure à laquelle le crime a été commis, et après le crime. Ce choix permet de tenir en haleine le lecteur et donne un côté plus dynamique à l’histoire. Encore une fois, Michel Bussi fait preuve d’une imagination débordante. Cette nouvelle m’a particulièrement plu pour sa fin que j’ai trouvée très réussie. Je dirais d’ailleurs que le charme de cette nouvelle tient à sa fin, non pas que le reste ne soit pas inintéressant, loin s’en faut. L’auteur parvient comme à son habitude à créer une atmosphère pleine de mystère, à donner au lecteur l’envie de tourner de manière impérieuse les pages afin de connaître le fin mot de l’histoire dont on sait pertinemment lorsqu’on le connaît qu’il sera à la hauteur de nos attentes et bien plus encore.

Vous l’aurez compris, ce recueil de nouvelles m’a beaucoup plu et je ne peux que vous conseiller de vous ruer chez votre libraire illico presto pour le vous le procurer !

Avez-vous lu ce recueil de nouvelles ? Qu’en avez-vous pensé ?

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T’en souviens-tu, mon Anaïs ? et autres nouvelles

4 Replies to “Lecture #2 T’en souviens-tu mon Anaïs ? et autres nouvelles de Michel Bussi”

  1. Lu et beaucoup aimé! Je n’ai pas vu venir le dénouement de la dernière! Laquelle as-tu préféré?

    1. Alors évidemment j’ai aimé toutes les nouvelles mais mes trois préférées sont T’en souviens-tu mon Anaïs ?, L’armoire Normande et la dernière Une fugue au paradis. Oui comme je le dis dans la chronique, la fin de la dernière m’a énormément plu. J’ai entrevu le dénouement avant la fin mais très peu de temps avant qu’elle ne soit révélée. C’est une excellente fin pour cette nouvelle. Encore une fois Bussi nous montre combien il excelle dans dans la construction de ses intrigues qui sont toujours originales, savoureuses. Et toi, tu as préféré laquelle ou lesquelles ?

      1. Globalement tous mais j’ai adoré le côté historique de la première.

        1. Oui je comprends, le fait qu’il y ait cet aspect historique ça rend l’histoire plus immersive.

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